Solidarité des cadres ?

vendredi 9 janvier 2009, par byrad


 Le point sur les congés

La direction tente de nous imposer, ou à minima de nous inciter très fortement de poser des jours de congés ce trimestre.

Selon notre avocat :
« Cette « prise obligatoire de congés » imposée aux salariés paraît manifestement illégale.
En effet, il s’agirait, compte tenu de la date à laquelle vous entendez imposer la prise des congés et de la durée de ceux-ci, d’une prise de congés par anticipation ».

En Février, nous n’aurons pas acquis suffisamment de jours pour poser la semaine 7 : la pose de cette semaine n’est donc pas obligatoire ! Il en est de même pour le complément jusqu’à 12 jours, et à fortiori pour les 3 jours supplémentaires de ‘solidarité’ que notre hiérarchie s’apprête à nous demander.

 Le point sur la solidarité

La solidarité pour les opérateurs ne passe pas par les cadeaux financiers à la direction, au détriment de nos droits et de notre vie privée. D’ailleurs les opérateurs ne nous le demandent pas, ils demandent de ne pas perdre de salaire, tout simplement !

La solidarité, c’est de signer la pétition qui va arriver ces prochains jours, pour demander aux pouvoirs publics de faire pression sur la direction de ST qui rajoute de la crise à la crise en ayant recours au chômage partiel.

La solidarité c’est de se mobiliser pour le 29 janvier. Une manifestation nationale et intersyndicale y est organisée. Tous les syndicats français y appellent. Tous les secteurs de la population, du privé et du public sont concernés.

La solidarité c’est de ne pas poser tous ses jours, seulement ceux dont on a besoin, pour être en famille quand on le désire, pour rééquilibrer la balance vie professionnelle/vie familiale, pour ses amis, et surtout pour soi-même. Ainsi les pressions au global seront moins fortes.

 Le point sur la solidarité (bis)

La priorité pour la direction de ST, c’est de sécuriser les résultats financiers, et de stabiliser les dividendes. Les salariés, dans ce système, deviennent la seule variable d’ajustement. Il y a un transfert du risque sur le salarié au profit de l’actionnaire. Alors que parallèlement, la rémunération du capital est privilégiée : les dividendes augmentent, les salaires stagnent.

L’entreprise n’est pas une notion abstraite, ce n’est pas juste une rentabilité, un cours d’action, une image, un comité de direction. « L’entreprise, c’est nous », avait dit Thierry Denjean en CCE. OUI, c’est nous, mais pas que dans les moments difficiles pour ne pas prendre en compte nos droits et notre vie privée pour satisfaire les marchés. Les marchés pourraient être satisfaits d’annonces de plans de formation, ou d’investissement au sein de cette crise, qui montrera que nous allons bien et que nous parions tous ensemble sur l’avenir et sur nos compétences !

SPIP | | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0