Une stratégie industrielle pour défendre nos emplois
SE BOUGER, c’est MAINTENANT !

mercredi 23 janvier 2013, par CGT.ST-STE

Nous continuons de proposer aux salariés de réagir. D’abord débattre :

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Tract pdf

Nous avons ainsi tenu deux réunions syndicales élargies avec un débat sur l’abandon de la téléphonie mobile proposé par la Direction. Notre proposition est de refuser cette stratégie de l’abandon, du renoncement productif dans la microélectronique. Le débat a porté sur de nombreux aspects ; il n’est pas terminé. Un des côtés positifs est la participation de nouvelles personnes.

Nous proposons une suite à ce débat avec l’idée de déboucher sur un appel signé par les salariés pour interpeller l’opinion et les décideurs.

Le débat est très important dans le moment présent car les salariés brassent de nombreuses informations mais aussi des rumeurs. Parfois les grandes idées sont brouillées sur l’essentiel : une stratégie de sortie de crise.

Ce jour à STE : message de la Direction comme quoi Samsung ne prend pas le modem LTE de STE et part avec INTEL. Après le retrait annoncé par ST de STE, le procès d’Ericsson contre Samsung, évidemment ! Les salariés sont les otages d’une stratégie d’abandon.

Ensuite agir :

MERCREDI 23 JANVIER : Cet après-midi, F. Hollande sera de passage à Grenoble à la Maison de la Culture : il est prévu un rassemblement interprofessionnel et intersyndical pour lui rappeler des revendications. Nous serons présents pour expliquer notre cause auprès des manifestants par un tract et rappeler aux pouvoirs publics la nécessité de développer notre industrie de défendre nos emplois. Une délégation de la CGT devrait être reçue.

MARDI 29 JANVIER : nous appelons à une nouvelle manifestation à Grenoble, avec passage auprès d’institutions politiques, interpellation de responsables politiques, interventions médiatiques. Rassemblement sur le site à 12H30 devant le G puis rassemblement à 14H30 devant la Préfecture pour un départ en manifestation.

SEMAINES SUIVANTES : nous essayerons une action chaque semaine, et notamment une nouvelle manifestation avec SOITEC etc. Nous envisageons un meeting-forum syndical en mars sur la microélectronique, en avril nous devrions avoir un débat confédéral à Grenoble, nous comptons aussi trouver des expressions syndicales communes avec SOITEC (le dernier tract CGT de SOITEC évoque les conséquences sur le FD SOI chez eux) ; bien sûr notre tradition est d’abord des actions intersyndicales ; là nous donnons la visibilité sur ce que nous savons.

Des raisons d’agir :

  • Obtenir une stratégie viable, valoriser nos savoir-faire
  • Garder nos emplois
  • Retour des STE Grenoble dans ST

Texas Instruments : cinq pistes pour sauver le site azuréen

Publié le 11 janvier, 2013 - 15:48 par Jean-Pierre Largillet – site http://www.webtimemedias.com/

Alors que le plan social est désormais engagé et que les premiers départs négociés peuvent intervenir, les syndicats de Texas Instruments ont proposé au représentant d’Arnaud Montebourg cinq solutions possibles pour continuer une activité autour des processeurs et éviter qu’un bloc de compétences stratégique ne quitte le territoire.

Sonnés ! Juste après le coup de massue de l’annonce de la fermeture du site de Villeneuve-Loubet de Texas Instruments, les 517 salariés concernés étaient restés sans voix. Les fêtes de fin d’année passées, ils ont eu le temps de se ressaisir et de s’organiser. Mais même si la colère et l’amertume dominent, leur objectif reste surtout de tenter de sauver ce qui peut l’être en élaborant des solutions permettant de garder sur le territoire les compétences développées sur un site qui, historiquement, avait amorcé toute l’industrie high tech azuréenne.

Une manifestation à l’entrée du site de TI

Leur colère, les salariés ont quand même voulu l’exprimer. La montrer. « TI fait les soldes, 517 employés à emporter », « Liquidation totale » : en référence aux soldes qui s’ouvraient les TIers ont manifesté jeudi à l’entrée du site. Ils ont protesté avec pancartes et bannières contre ce qu’ils ressentent comme une formidable injustice. Ils ont mis en cause la stratégie de Dallas, le siège social, dans le fiasco qui a conduit à la décision de fermer le site français. Un site de R&D, positionné sur les processeurs d’application mobiles et qui a gagné ses galons en développant toute la famille OMAP révolutionnant ainsi le monde des téléphones mobiles.

Mais parallèlement à la manifestation, les syndicalistes étaient reçus à la préfecture de Nice par Gilles Rabin, conseiller d’Arnaud Montebourg, pour envisager les solutions possibles. C’était la première réunion au niveau national autour de ce dossier TI, le rendez-vous qui devait avoir lieu le 4 janvier à Bercy avec Greg Delagi, vice-président du groupe et responsable des activités systèmes embarqués ayant dû être annulé.

Les cinq pistes envisagées

Pour Philippe Vieira (CFDT) cinq pistes ont été avancées. La première serait de reprendre ce qui avait été envisagé par TI puis abandonné (des développements pour Amazon ou d’autres clients par exemple) pour voir si, avec l’aide du gouvernement, ces solutions pouvaient être réactivées avec TI. La seconde, serait de mettre en œuvre ces solutions sans TI, mais en bénéficiant au départ du support de TI.

Troisième piste : discuter avec Dallas d’une possibilité de rapatrier sur Villeneuve-Loubet des activités liées à l’automobile, l’industrie et aux marchés émergents comme cela avait également été envisagé par TI. La quatrième piste serait à creuser si les trois autres ne pouvaient être mises en œuvre : créer un pôle de téléphonie mobile français qui regrouperait les compétences en ce domaine. Celles en matière de processeurs que l’on trouve à TI Villeneuve Loubet mais également celles réunies par les fabricants de tablettes comme Archos ou de fabrication de microprocesseurs. Ce qui permettrait de garder sur le sol français des compétences stratégiques dans le domaine du numérique et du même coup, éviterait de fragiliser Sophia Antipolis qui a mis résolument le cap sur la 4G.

Et puis, cinquième piste : aller au-delà de la téléphonie mobile. « Texas Instruments a réuni tout un faisceau de compétences pour faire des processeurs multi-cœurs puissants, avec faible consommation. C’est ce qui se fait de mieux sur le marché mondial. Les équipes couvrent l’ensemble de la chaîne, de la conception à la production et maitrisent à la fois sur les parties hardware et software. Il serait aussi possible de faire des processeurs multi-cœurs pour d’autres secteurs que pour la téléphonie mobile. Gardons ces compétences, d’autant plus qu’elles touchent un secteur d’avenir, un secteur stratégique », insiste Philippe Vieira.

Faire vite pour éviter la dissolution des équipes

Reste qu’il faut aller vite alors que le plan social est désormais lancé et que les premiers départs négociés peuvent se décider. « A travers les chasseurs de tête ou les réseaux sociaux comme Linkedin, les postes offerts sont tous basés en dehors de France, en Allemagne ou en Grande Bretagne », a constaté le syndicaliste.

« Nous risquons de voir rapidement se dissoudre les équipes et les blocs de compétences. Notre objectif, aussi, est d’informer le gouvernement de la situation et de proposer quelques pistes. Mais il est essentiel de prendre en compte le facteur temps. » Ce qui reste à traduire dans le choix de la date de la prochaine réunion avec les syndicats de TI : elle est fixée pour l’instant au 10 ou 11 février prochain.

Notre commentaire CGT :
Il faut se bouger maintenant à Grenoble. Il est sensé d’interpeller l’Etat sur l’avenir de la microélectronique. La téléphonie mobile et les tablettes, ce n’est pas ringard. Le numérique et la téléphonie mobile sont liés. Il faut capitaliser sur ses savoir-faire. Et nous avons un savoir-faire dans la téléphonie mobile.
Nous nous sentons solidaires des salariés de TI. [nous avons souligné en rouge certains termes du texte].

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