MARDI 29 JANVIER : A GRENOBLE ON REPREND L’ACTION !

lundi 28 janvier 2013, par CGT.ST-STE

  • 12 H30 entrée de la cantine ou devant G , Assemblée point sur l’état de la situation (entrevue avec conseiller de Hollande le 23/1, informations issues des CCE des 29 et 30 janvier, informations données au CE de Crolles sur Nano 2017…)
  • 14H30 Rassemblement devant la Préfecture
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Salariés de STE, les récentes informations aggravent l’incertitude sur notre avenir. Alors que l’existence de la société STE est menacée par les coups de poignard portés par les deux « parents » ST et Ericsson, aucune garantie n’est donnée sur les emplois en particulier sur un rapatriement à ST pour la partie française.

Salariés ST, nous sommes solidaires de nos collègues STE ! Mais au-delà de la solidarité, aucune solution n’est proposée pour les services qui travaillent fortement pour STE. Pour l’ensemble des salariés ST, la stratégie de renoncement, de repli, annoncée par le PDG actuel, en totale contradiction avec celle annoncée par le même PDG six mois plus tôt, comporte d’énormes dangers menaçant notre avenir à moyen terme.

Il est indispensable d’obtenir maintenant des réponses sur le maintien des emplois, et une modification de la « nouvelle » stratégie industrielle pour assurer l’avenir.

Ces réponses, ces changements de stratégie, il faut aller les chercher maintenant, en se mobilisant sans attendre, en interpellant la direction mais surtout l’Etat actionnaire de ST, l’Etat qui négocie actuellement Nano 2017 dans le plus grand secret.

QUESTIONS SUR LA STRATEGIE DE ST
En avril 2012, le PDG Bozotti présentait une stratégie basée sur la convergence entre tous les secteurs du multimédia, et réaffirmait l’importance de la téléphonie. En décembre, le même PDG présente la stratégie inverse. La convergence a disparu. On peut se passer de la téléphonie. STE est lâchée. ST coupée en deux secteurs. Qui doivent atteindre séparément 10% de rentabilité…
Un tel revirement est déjà en soi un problème majeur. Il oblige à ne pas prendre pour argent comptant les « vérités » d’aujourd’hui !
Dans le « New ST », il y a un aspect exact. Certains groupes produits ont de bonnes perspectives et manquent de ressources. C’est typiquement le cas de MMS. Ils pourraient donc absorber des salariés.
Par contre prétendre qu’on peut construire un secteur logique – avec un taux de rentabilité de 10% ! – en l’amputant de son principal marché, le mobile, et en se basant sur un retour au temps béni des ASICS est fort … discutable ! Prétendre qu’on peut se passer du « driver » technologique que représentent les produits mobiles pour nos imposer nos technologies avancées spécifiques (comme le FDSOI) et pour charger Crolles est aussi fort discutable.

LE ROLE CLEF DE L’ETAT ACTIONNAIRE
On nous demande souvent pourquoi nous insistons tant sur la nécessité d’interpeller l’Etat.
Pour une raison simple. L’Etat détient 13,5% des actions de ST, via le Fond Stratégique d’Investissement. Mais surtout, il existe un « pacte d’actionnaires » entre les Etats Français et Italiens (qui détient lui-aussi 13,5%). Ce « pacte » donne aux deux Etats ensemble le contrôle de la société (nomination du PDG et principales décisions stratégiques). Pour que le pacte d’actionnaires fonctionne, il faut un accord unanime des deux Etats. C’est ainsi que dans le mois qui a précédé les annonces du 10/12, M.Lombard, président du Conseil de Surveillance de ST, a rencontré les ministres Montebourg et Pellerin. Que se sont-ils dit ? Mystère.
Outre son rôle d’actionnaire, l’Etat a un deuxième levier majeur d’action sur ST : les subventions. Ces subventions sont diverses. Crédit Impôt Recherche, subventions pour des projets comme les programmes Nano 2012 ou Nano 2017.
Aujourd’hui, c’est donc principalement vers l’Etat qu’il faut intervenir, pour obtenir des garanties sur l’emploi, et pour faire changer la stratégie, et le PDG.

PAS DE SOUCIS pour les collègues STE ?
« On va réintégrer ST » … On entend souvent cette affirmation. Fort sympathique certes, mais nullement garantie à ce jour ! Effectivement, suite à notre première manif de décembre, Mme Fioraso avait déclaré qu’elle pensait que les salariés STE de Grenoble seraient rapatriés à ST. Mais, en CCE, la direction n’avait pas voulu confirmer ces propos. Lors de l’entrevue que nous avons eue le 23/1 avec un conseiller de M.Hollande, un représentant de la Direction de l’Emploi de l’Isère s’est étonné que nous soyons inquiets, car il « avait entendu » que les salariés STE seraient repris par ST. Toujours sympa, mais dans ce genre d’affaires, l’expérience montre qu’il faut des engagements clairs et précis, du gouvernement et de la direction. Il est sûr que la question des emplois STE fait partie des « tractations » en cours sur le programme Nano 2017. Une raison de plus pour se faire entendre maintenant.

SORTIR DE LA TELEPHONIE ! STUPIDE !
Se retirer de la téléphonie alors que le téléphone portable s’impose durablement comme un produit majeur du monde actuel, où la téléphonie est le seul segment du marché en forte progression, au moment où STE montre des signes de redressement et arrive à vendre à Samsung des produits (voir les Pubs sur le Galaxy mini !) … il fallait le faire. Ils l’ont fait. Obéissant aux marchés financiers qui depuis l’annonce du 10/12 se réjouissent. Mais témoignant d’une grande bêtise sur le plan stratégique, et d’un mépris total du travail des salariés.
Conserver à ST la téléphonie mobile dans le cadre d’une stratégie de convergence est toujours possible. Quelle que soit la solution choisie – maintien d’une société indépendante ou rachat par ST - il faut conserver le savoir-faire de STE et les salariés qui le portent.

NE PAS RENONCER A LA MICRO-ELECTRONIQUE 
La stratégie « New ST » aboutirait à sortir de la téléphonie, comme on est sorti des microprocesseurs et des mémoires. Or ces secteurs sont des marchés de masse, créateurs d’emplois, et de richesse pour les pays. Ils justifient aussi la R&D technologique et des usines importantes et modernes. L’Etat et l’Europe doivent renforcer leur contrôle de ST et faire de notre société un outil permettant de garder la compétence « micro-électronique » dans nos pays.

MAIS QUE FAIT DONC M.DESTOT ?
Nous n’avons toujours pas de date pour l’entrevue promise par M.Destot. Idem pour les Ministères…

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