Microélectronique
Non au renoncement productif !

mercredi 6 février 2013, par CGT.ST-STE

TRACT DIFFUSE LE 7 FEVRIER A MINATEC (GRENOBLE)

Ce jour se tient à Minatec un « sommet européen sur les technologies clés génériques ». Dans le communiqué de presse on peut lire que « six technologies clés prioritaires – les nanotechnologies, la micro & nanoélectronique, la photonique, les matériaux avancés, la biotechnologie industrielle et les systèmes de production avancés – ont été identifiées par les principaux acteurs européens de la recherche et de l’industrie. »

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tract diffusé à MINATEC le 7 février 13

Or, en décembre 2012, le PDG de STMicroelectronics a annoncé son intention de se retirer de sa filiale ST Ericsson, spécialisée dans la conception et la fabrication de « puces » pour la téléphonie mobile. La « téléphonie mobile » c’est 20% du marché mondial de la micro-électronique, et son secteur le plus en expansion. Ce renoncement arrive au moment où une nouvelle génération de produits est en cours de lancement.

C’est plus de 650 salariés menacés à Grenoble et une fragilisation directe des sites de Crolles car toute la technologie est tirée par la téléphonie. Et sans elle, pas de débouché industriel de pointe et un risque sur les milliers d’emplois à STM Crolles et à SOITEC, entreprise actuellement touchée par un PSE et du chômage partiel massif. Sans compter des milliers d’autres emplois en France et dans le monde.

Dans l’agglomération Grenobloise, ce sont des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects en recherche, formation, laboratoires de développement, grosses (SOITEC), moyennes ou petites entreprises travaillent directement pour la filière. Au fil des années, sur le bassin grenoblois, nous constatons un renoncement progressif à faire de la recherche, de la production ou de la conception dans notre domaine.

Le débat actuel est tout simplement de savoir si ici, en France et même en Europe, nous voulons encore concevoir et produire des téléphones et des tablettes. Qui peut en décider ? L’Etat. Car l’Etat français (et même italien pour STM) a une part déterminante dans l’actionnariat de nos entreprises.

Nous avons interpellé ces derniers mois les ministres :Met Mmes Moscovici, Montebourg, Fleur-Pellerin et ici Fioraso ou le maire de Grenoble ou le Président de la République lors de son dernier passage à Grenoble. Aucune réponse sérieuse ne nous a été donnée. Que va devenir notre secteur ? Quelle est la suite du programme de recherche et industrie intitulé nano2017 ?

Notre histoire va-t-elle ressembler à d’autres renoncements productifs, aux délocalisations qui tuent les territoires ?

C’est l’ensemble de la population grenobloise que nous prenons à témoin en interpellant ce jour Mme Fioraso et M. Montebourg ainsi que les autres ministres européens : quelle réponse pour l’industrie de la microélectronique débouchant sur une véritable stratégie industrielle et le développement des emplois ?

Signé : syndicats : CGT STmicroelectronics/STEricsson Grenoble, CGT SOITEC, CFDT STMicroelectronics Grenoble

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