Selon les « Echos » ST s’apprêterait à investir 1.2 Milliard à Crolles

vendredi 29 février 2008

On lira ci-dessous des informations publiées par les « Echos ». Nous n’avons pas confirmation ni infirmation de ces informations. Ceci dit, elles ne sont pas farfelues. Le communiqué de Mme Lagarde de la semaine dernière mentionne l’éventualité de subventions à des programmes que pourrait lancer ST. Le préfet de l’Isère, que les syndicats avaient rencontré en novembre, avait indiqué qu’un dossier de subvention avait été déposé.

Plusieurs gros dossiers sont en suspens à Crolles. Celui de l’augmentation du volume industriel de Crolles-2. Et celui des programmes de R&D technologique.

Lire aussi le communiqué « Contradictions à ST » publié par la CGT.

Une semaine après le rachat par l’Etat d’environ 2,85 % de son capital à l’italien Finmeccanica, le groupe de semi-conducteurs, allié à IBM, s’engage fortement sur le site de Crolles.

Une semaine après le rachat par l’Etat d’environ 2,85 % du capital de STMicroelectronics à l’italien Finmeccanica, le groupe de semi-conducteurs s’apprête, selon nos informations, à investir 1,2 milliard d’euros sur son site de Crolles, près de Grenoble en Isère. Echelonné sur la période 2008-2012, ce programme se fera en partenariat avec IBM avec lequel la compagnie franco-italienne a signé un accord le 27 juillet 2007 pour développer les technologies de fabrication des semi-conducteurs de prochaine génération (avec une finesse de gravure de 45 nanomètres).

Un an après avoir pris ses distances avec le pôle R& D de Crolles, dans lequel Philips et STMicroelectronics étaient également présents, Freescale, l’ancienne filiale de semi conducteurs de Motorola, négocierait son retour dans ce nouveau programme dans le cadre de l’alliance scellée avec IBM (« Les Echos » du 24 janvier 2007). Contactée, la direction de STMicroelectronics n’a fait aucun commentaire.

La semaine dernière, le ministère de l’Economie, avait dans un communiqué formulé le souhait de voir les « négociations rapidement finalisées avec l’entreprise et les collectivités locales concernées, sur le montant et les conditions du soutien qui pourra être apporté ainsi que sur les engagements qui devront être fournis en contrepartie par l’entreprise ». dans la foulée le Préfet de l’Isère réunissait un premier tour de table en préfecture de Grenoble pour faire avancer le dossier. Si aucune décision ne devrait cependant être finalisée avant les élections municipales, la poursuite du développement du site de Crolles apparaît donc acquise. Et il est quasiment certain que les collectivités locales appuieront ce plan. « Comme précédemment, notre soutien est conditionné à la création d’emplois, à la prise en compte du développement des PME du bassin et au partenariat avec les grands laboratoires grenoblois », ajoute Geneviève Fioraso, députée PS de l’Isère et adjointe au maire de Grenoble en charge de l’Innovation. Selon elle, toutes les conditions ont été remplies et même dépassées dans le cadre du précédent programme.

Achevé à la fin de l’an dernier, celui-ci a généré 3,4 milliards d’euros d’investissements sur la période 2002-2007 et dépassé ses objectifs en terme de création d’emplois avec 1300 postes. Sans compter les 800 emplois créées en recherche sur le site du Polygone scientifique de Minatec. L’Etat et les collectivités locales l’ avaient soutenu à hauteur de 543 millions d’euros dont 148 millions d’euros pour les collectivités territoriales.

Source : article de Gabrielle Serraz paru le 29/02/2008 sur le site lesechos.fr

SPIP | | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0