QUE MIJOTENT-ILS (suite) ?

jeudi 11 octobre 2012, par CGT.ST-STE

“Que mijotent-ils ?” disions-nous dans notre tract du 5/10, intitulé « Urgence pour nos emplois »… Le journal « Les Echos » a apporté de nouveaux éléments dans ses articles du 9/10.

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Dans le premier article intitulé « L’Etat négocie son soutien à STMicroelectronics », le journal confirme qu’à trois mois de la fin de Nano 2012, la suite n’est toujours pas décidée. Le journal apporte une info complémentaire : le gouvernement a mandaté un cabinet d’expertise américain (! !!) pour analyser les « enjeux de la microélectronique » .
Le second article confirme pour STE le risque de « vente par appartements » puisqu’il révèle que la direction a mandaté la banque JP Morgan ( !!!! la banque qui a perdu 2 Milliards $ en mai 2012 avec le scandale de son « trader » … ) pour « étudier différentes voies de sortie » pour cette activité.

Ces informations confirment donc nos inquiétudes quant au « plan stratégique » qu’a annoncé la direction pour décembre. Ils confirment aussi le rôle déterminant de l’Etat dans notre avenir.

C’est inacceptable. Il faut se mobiliser en faisant pression sur le gouvernement, sur l’Etat étant actionnaire qui a réellement un rôle très important dans ST&STE.

Selon nous, les points clefs sont les suivant, et nous les soumettons à tous les salariés :

  • La micro-électronique est une industrie clef, « la base » des industries modernes ; la France et l’Europe sont en retard. Il est exclu d’aggraver ce retard. Il faut donc non seulement préserver tous les emplois, mais embaucher et réinvestir. Aucun démantèlement ou fusion dévastatrice n’est acceptable.
  • Il ne peut y avoir d’industrie micro-électronique sans le secteur digital, qui en est la pointe. Et sans la téléphonie mobile qui est une partie importante de ce secteur digital. La partie industrielle avancée et la R&D technologique se justifient principalement par l’existence du secteur digital de ST.
  • Le fait que ST&STE soit une société intégrée n’est pas un handicap mais une force, qui doit être préservée. A la fois au sens du lien entre la partie logique et analogique et par la présence de l’outil industriel. Sur ce dernier point la stratégie « fab-light » de ST et notamment la sous-traitance des technos avancées n’est pas acceptable.
  • Concernant la situation financière de ST, et notamment les pertes de STE, nous pensons que la téléphonie mobile et le secteur logique de ST peuvent se redresser si on leur en donne les moyens sur le long terme, avec un management stable et faisant des choix industriels corrects !
  • De plus, STMicro ne se résume pas aux pertes du secteur digital. D’autres activités sont en bonne forme.
  • N’oublions pas que ST a décidé en mai dernier de continuer à verser plus de 300 Millions de dividendes en 2012 !
  • Enfin, si la question se posait à un moment d’un besoin de financement, nous pensons que la meilleure solution serait une recapitalisation par les Etats ce qui renforcerait leur contrôle sur ce secteur stratégique.
  • Mais ceci serait une seconde étape. La première est que les Etats actionnaires remettent de l’ordre dans le management et la stratégie de ST&STE. Stopper la gestion financière, la distribution de dividendes, l’exil du staff surpayé à Genève etc.

DEFENDONS NOS EMPLOIS, NOTRE TRAVAIL ! MOBILISONS NOUS !
CGT ST&STE Grenoble 11/10/2012

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